Il résolut de faire de moi un Européen. Nous partîmes pour la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, Ma mère (ce n'est pas à un fils, je le sais bien, de vous raconter ce que je vais vous dire . mais comme, pour notre salut, il faut que vous nousXIII LE CHÂTEAU DE BRANKOVAN. 129Page 133 Les mille et un fantomesconnaissiez bien, vous apprécierez les causes de cette révélation) . ma mère, qui, pendant les premiers voyages de mon père, lorsque j'étais, moi, dans ma plus jeune enfance, avait eu des relations coupables avec un chef de partisans, c'est ainsi, ajouta Grégoriska en souriant, qu'on appelle dans ce pays les hommes qui vous ont attaquée . manière, disje, qui avait eu des relations coupables avec un comte Giordaki Koproli, moitié Grec, moitié Moldave, écrivit à mon père pour tout lui dire et lui demander le divorce . s'appuyant, dans cette demande, sur ce qu'elle ne voulait pas, elle, une Brankovan, demeurer la femme d'un homme qui se faisait de jour en jour plus étranger à son pays. faux vanessa bruno zalando Hélas ! mon père n'eut pas besoin d'accorder son consentement à cette demande, qui peut vous paraître étrange à vous, mais qui, chez nous, est la chose la plus commune et la plus naturelle, Mon père venait de mourir d'un anévrisme dont il souffrait depuis longtemps, et ce fut moi qui reçus la lettre, Je n'avais rien à faire, sinon des voeux bien sincères pour le bonheur de ma mère, Ces voeux, une lettre de moi les lui porta en lui annonçant qu'elle était veuve, Cette même lettre lui demandait pour moi la permission de continuer mes voyages, permission qui me fut accordée, Mon intention bien positive était de me fixer en France ou en Allemagne, pour ne point me trouver en face d'un homme qui me détestait et que je ne pouvais aimer, c'estàdire du mari de ma mère, quand, tout à coup, j'appris que le comte Giordaki Koproli venait d'être assassiné, à ce que l'on disait, par les anciens Cosaques de mon père, Je me hâtai de revenir . j'aimais ma mère . je comprenais son isolement, son besoin d'agir auprès d'elle, dans un pareil moment, les personnes qui pouvaient lui être chères. Sans qu'elle eût jamais eu pour moi un amour bien tendre, j'étais son fils. Je rentrai un matin, sans être attendu, dans le château de nos pères. J'y trouvai un jeune homme que je pris d'abord pour un étranger et que je sus ensuite être mon frère, C'était Kostaki, le fils de l'adultère, qu'un second mariage a légitimé, Kostaki, c'estàdire la créature indomptable que vous avez vue, dont les passions sont la seule loi, qui n'a rien de sacré en ce monde que sa mère, qui m'obéit comme le tigre obéit au bras qui l'a dompté, mais avec unXIII LE CHÂTEAU DE BRANKOVAN. 130Page 134 Les mille et un fantomeséternel rugissement entretenu par le vague espoir de me dévorer un jour. sac cabas vanessa bruno cuir pas cher Dans l'intérieur du château, dans la demeure des Brankovan et des Waivady, je suis encore le maître . mais, une fois hors de cette enceinte, un fois en pleine campagne, il redevient le sauvage enfant des bois et des monts, qui veut tout faire ployer sous sa volonté de fer. Comment atil cédé aujourd'hui, comment ses hommes ontils cédé . je n'en sais rien . une vieille habitude, un reste de respect. Mais je ne voudrais pas hasarder une nouvelle épreuve, Restez ici, ne quittez pas cette chambre, cette cour, l'intérieur des murailles enfin, je réponds de tout . faites un pas hors du château, je ne réponds plus de rien, que de me faire tuer pour vous défendre,Ne pourraisje donc, selon les désirs de mon père, continuer ma route vers le couvent de Sahastru . ou trouver imitation a montpellier de vanessa bruno Faites, essayez, ordonnez, je vous accompagnerai . mais moi, je resterai en route, et vous, vous... vous n'arriverez pas.Que faire, alors .Rester ici, attendre, prendre conseil des événements et profiter des circonstances.